Fièvre jaune et paludisme, les maux de l'Afrique noire

Publié le par Didier

La Tanzanie, tout comme le Kenya, est un pays pauvre et qui mise en grande partie sur le tourisme pour s'en sortir. Malheureusement, la fièvre jaune et le paludisme, véritables fléaux mondiaux, et plus particulièrement actifs en Afrique, tuent encore de nos jours à grande échelle...

 

Chaque année, par négligence ou manque de précautions, des voyageurs voient leur séjour se transformer en cauchemar à cause de la fièvre jaune ou du paludisme. Ces deux maladies sont très présentes au Kenya et en Tanzanie, et avant de se rendre dans un de ses deux pays, il faut prendre plusieurs précautions.

 

La fièvre jaune, parfois appelée vomi noir (vomito negro) ou peste américaine, est une maladie virale aigue. Malgré l'existence d'un vaccin efficace, elle reste toujours une cause importante de maladies hémorragiques dans plusieurs pays Africains et Sud-Américains.

 

fièvre jaune

 

Les moustiques sont le vecteur principal de cette maladie par transmission des singes à l'Homme et par transmission d'homme à homme. Après une période d'incubation de 3 à 6 jours, les symptômes typiques qui apparaissent sont la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et des douleurs dans le dos.

 

fièvre jaune moustiqueLa langue rouge, le visage livide et le rougissement des yeux peuvent également être des symptômes de la maladie. Dans certains cas, des organes internes tels que le foie, les reins et le cœur peuvent être touchés. Il peut y avoir une hémorragie du tube digestif : le sujet vomit alors du sang noir (le vomito negro caractéristique).

 

La plupart des malades voient leur état s'améliorer au bout de 3 à 4 jours. Toutefois, dans 15 % des cas, la maladie évolue vers une forme plus grave. Si la maladie progresse, le sujet délire et tombe dans le coma. L'hypotension et la déshydratation sont également courantes. La fièvre jaune est mortelle dans 50 à 80% des cas graves. L'évolution fatale de la maladie entraine une insuffisance cardiaque ou une défaillance multiviscérale. La mort survient alors 6 à 7 jours après le début de l'incubation.

 

vaccinIl n'existe pas de traitement contre cette maladie, c'est pourquoi la vaccination préventive est si importante. On ne sait que traiter les symptômes de la maladie et soutenir le patient, en particulier en le réhydratant. Des actions plus lourdes sont nécessaires pour les cas les plus graves, comme des transfusions sanguines ou des dialyses.

 

Le Kenya n'exige aucun vaccin à l'entrée de son territoire. On peut ainsi librement entrer sans vaccination contre la fièvre jaune, alors que le pays se situe en pleine zone de transmission de la maladie...

 

A l'opposé, la Tanzanie l'exige pour l'entrée sur son territoire en provenance du Kenya. La vaccination contre la fièvre jaune doit être pratiquée dans un centre agréé de vaccination, et doit obligatoirement être portée sur un carnet de vaccination international.

 

Le paludisme, également appelé malaria, est, quant à elle, certainement la maladie que l'on doit le plus redouter. Il s'agit de la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde, avec plusieurs centaines de millions de personnes malades chaque année, et entre un et trois millions de décès par an. Si 80% des cas sont enregistrés en Afrique Subsaharienne, cette maladie touche également l'Amérique Latine, ainsi que toute l'Asie du Sud.

 

paludisme

 

Tout comme la fièvre jaune, le paludisme est transmis à l'Homme par les moustiques. Cependant, les femelles ne se nourrissent que la nuit. Les symptômes de cette maladie sont généralement une fatigue généralisée, une perte d'appétit, des vertiges, Paludisme enfantdes maux de tête, des troubles digestifs, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales et musculaires et des diarrhées. Le paludisme concerne majoritairement les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes qui sont particulièrement vulnérables.

 

On dénombre cinq espèces de parasites impliqués dans le paludisme chez l'Homme, chacun étant issu de l'espèce Plasmodium. Elles sont presque toutes « bénignes » et généralement non mortelles, sauf une...

 

C'est cette forme la plus grave du paludisme qui est responsable d'une grande majorité des décès. Ce paludisme sévère peut progresser extrêmement rapidement, et entrainer le coma et la mort en quelques jours voire quelques heures s'il n'est pas traité. Dans les cas les plus graves, le taux de mortalité peut dépasser 20%, même avec des soins importants.

 

paludisme campagnePour la prévention du paludisme, la Tanzanie et le Kenya, tout comme la plupart des pays de l'Afrique Subsaharienne, font partie du groupe 3, le plus élevé. Ce sont des zones de prévalence élevée où la souche infectieuse est très résistante, voire multirésistante, aux médicaments antipaludiques.

 

L'utilisation de produits répulsifs ou anti-insectes et de moustiquaires réduit les risques d'infection, mais l'utilisation d'un médicament reste indispensable.

 

Plusieurs médicaments peuvent être utilisés, comme le lariam, la doxycycline ou le malarone. Mais le principal inconvénient reste leur prix : presque 45 euros la boite de malarone ! Ce qui, bien sûr, les rend malheureusement inaccessibles pour de nombreux pays en voie de développement...

 

Malgré les efforts entrepris pour réduire la transmission de la maladie et améliorer son traitement, il y a eu peu d'évolution depuis le début des années 1990. Mais il y a plus grave. Si la prévalence du paludisme continue à son rythme actuel, le taux de mortalité pourrait doubler dans les vingt prochaines années...

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Marie-Pier 29/08/2010 16:49



T'es-tu fait vacciner???



Didier 29/08/2010 18:00



Sois rassurée, je l'ai fait il y a 2 mois déjà. Et j'ai aussi un médicament antipaludéen