J3 - La Porte Machame, ou le grand départ de l'ascension

Publié le par Didier

Comme toute bonne chose a un début, la mienne commence à la Porte Machame...

 

Ça y est, le grand jour est arrivé ! Un réveil matinal dans la fraîcheur d'Arusha, et un copieux petit déjeuner plus tard, je rencontre Padrig, le quatrième et dernier mousquetaire de notre groupe d'ascension. Arrivé la veille dans la soirée, il a déjà le Mont-Blanc à son actif, et a l'air très motivé dans cette aventure.

 

Je finis de préparer mes affaires pour le début de l'ascension, avant de rejoindre le reste du groupe et Adam notre guide. Sur la route, j'aperçois le Mont Méru, qui surplombe la ville d'Arusha du haut de ses 4 565 mètres d'altitude. Après quelques kilomètres, le sommet du Kilimandjaro fait son apparition devant nous, et je peux déjà apercevoir les glaciers au sommet.

 

Mont Méru   Kilimandjaro dans les nuages

 

Le Toit de l'Afrique, le Pic Uhuru, pic de la liberté en Swahili, a été renommé en 1963 après la proclamation de l'indépendance de la Tanzanie. Mais ce que je ne savais pas, et que m'a appris Adam, c'est que le drapeau planté au sommet du Kilimandjaro à ce moment là l'a été par le premier président, tout un symbole je trouve...

 

Porte Machame   Machame porteurs

 

La route qui nous mène jusqu'à la voie Machame nous fait traverser des plantations de bananes, de café, et aussi de tournesol et de maïs, tout ceci au pied de la montagne. Arrivé à la Porte Machame, je m'inscris sur le registre des rangers du parc et je prépare mes affaires pour la journée. L'excitation se lit sur tous les visages des randonneurs qui partent pour cette aventure. Plusieurs dizaines de porteurs se trouvent également là, chacun s'afférant sur ses affaires à porter.

 

Nous et les guidesDe gauche à droite : Adam, Padrig, Michèle, MBoyi, Yannick et moi

 

Le départ est finalement donné, il est 11h30 et je pars de 1 735 mètres d'altitude ! Dès les premiers instants de marche, les nombreux porteurs me doublent avec des charges incroyables sur leurs épaules. Ils transportent les tentes, les ustensiles de cuisines, les victuailles, et aussi nos grands sacs de voyage. Ils sont impressionnants, car certains portent jusqu'à 20 kilos de charge !

 

Forêt tropicale  Impatiente  Forêt tropicale et porteurs

 

Après une pause repas, la route se poursuit facilement au son des Pole-pole (doucement en Swahili), et ce à travers une luxuriante forêt tropicale, riche en fleurs colorées et en arbres majestueux, jusqu'au Camp Machame à 3 000 mètres d'altitude, où l'on trouve notre campement déjà établi. Je me rends compte qu'il y a vraiment beaucoup de monde sur le camp, environ 700 personnes d'après notre guide, dont 150 qui tentent l'ascension ! Et dire que je me trouve seulement sur une des voies qui mènent au sommet...

 

Au même moment, les nuages s'effacent et laissent apparaître le sommet du Kibo et ses glaciers sous un magnifique soleil couchant. Je profite de ces quelques secondes de spectacle avant de passer à table.

 

Kibo au soleil couchant

 

Petite surprise du cuisinier, il a préparé du pop-corn maison en apéritif ! Pendant que chacun de nous le déguste avec une tasse de thé à la main, il s'affaire sur la suite de notre dîner. Ce soir, ce sera potage, puis patates sautées, boeuf et légumes. La soupe est un vrai délice et nous réchauffe, car une fois le soleil parti, les températures chutent très vite dans la montagne...

 

L'humidité est aussi très présente, ce qui renforce l'impression de froid. D'ailleurs, Yannick nous donne un bon conseil, que je suivrai d'ailleurs le reste de l'ascension : mettre nos affaires du lendemain dans notre sac de couchage la nuit pour les garder au chaud. Je fais de même avec mon appareil photo, pour éviter aux batteries de se décharger trop vite à cause du froid. Ce sera en effet assez rageant de ne plus avoir de batterie au moment d'atteindre le sommet...

 

Personne ne tarde à aller se coucher, histoire d'être en forme pour le lendemain. Je me retrouve dans la même tente que Padrig. En guise de matelas, j'ai juste une mousse, et je peux facilement sentir le sol en-dessous. Après quelques discussions, je m'endors pour ma première nuit sur les pentes du Kilimandjaro...

Publié dans Carnet de voyage

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Kallisto 01/10/2010 12:33



C'est peut-être Yannick qu'on aurait du appeler Prof alors :).
 Et les photos sont superbes :)



Didier 01/10/2010 18:12



Merci beaucoup :)


Et dans quelques minutes, la seconde journée